Le fétu de paille

Une médaille de 1574 met en œuvre le prédicat de la sympathie, illustré par la vibration des cordes de deux luths. Ce motif, tiré de la littérature néoplatonicienne, veut illustrer les résonnances secrètes qui meuvent les choses, les hommes ou les astres. Il est repris dans la littérature emblématique comme dans la poésie ou la peinture érotique. Les savants du XVIIe, qui déconstruisent cette explication du Monde, se servent encore du luth comme référence. 

PLAN DE L'ARTICLE

  • 1/ La médaille de 1574 joue sur le motif des « cordes sympathiques », les dissensions religieuses ou le royaume de Pologne. 
  • 2/ Le thème de la sympathie chez les néoplatoniciens (Plotin, Porphyre, Ficin) Une métaphore de la résonance du monde
  • 3/ La déclinaison érotique dans la poésie italienne : (Laurent, Bembo, Séraphin) et les romans de chevalerie (Gohory, de Silva, François d’Amboise)
  • 4/ Le luth et le tambour ; philosophie naturelle et pensée magique (Corneille Agrippa, Georges de Venise, Augurelli, Fracastoro, Cardan, della Porta)
  • 5/ Le thème dans les emblèmes (Cats, Camilli, Pietrasanta, Zoller, Woytt)
  • 6/ De la pensée magique à la pensée scientifique (Fludd, Bacon, Képler, Descartes, Mersenne, Galilée, Beeckman, Chilmead)