Le luth de la poésie spirituelle

Les emblèmes amoureux avaient consacré le luth érotique. Quand, au XVIIe, tout un courant dévot détourne la culture galante à des fins édificatrices, la poésie spirituelle se substitue aux textes des airs de cour, et le luth passe des bras des amorini à ceux de l’âme amoureuse du Christ, ou de l’Amour divin. Les Jésuites avaient trouvé dans la forme des emblèmes le support idoine à leur mission pédagogique (Hesius, 1636). Le luth symbolise tour à tour l’inspiration spirituelle, comme dans les frontispices de Quarles (1635), Silesius (1657) et même de Salmon (1672) ou le rejet de la poésie profane, comme dans Balde (1643). 

PLAN DE L'ARTICLE

  • 1/ Les déclinaisons d’Hesius (1636)
  • 2/ Le luth du prêcheur (1626)
  • 3/ Les emblèmes de Quarles (1635)
  • 4/ Le luth de l’âme amoureuse ; Silesius (1657)
  • 5/ Le luth brisé et la conversion poétique ; Jakob Balde (1643)
  • 6/ La mélodieuse dame de Hackney ; Salmon (1672)