Le luth des paravents Namban

Une dizaine de paravents japonais (c.1600) mêlent des scènes musicales à des scènes crypto-religieuses. Une jeune femme alanguie y joue du luth ou de la viola da mão. Les peintres japonais, formés dans une éphémère « académie » jésuite, copiaient des gravures importées d’Europe. Les daimyos ou les riches marchands, acheteurs de ces objets de luxe, pouvaient y reconnaître la fonction courtoise du biwa gagaku. L’ambassade Tenshō (1582-1590) fut le parfait exemple de la diplomatie de la musique mis en place par la Compagnie de Jésus.

PLAN DE L'ARTICLE

  • I/ L’ambassade Tenshō et la musique.
  • II/ Le paravent, un présent de choix.
  • III/ L’école de Niccoló.
  • IV/ Les 5 paravents, jardin d’amour et messages chrétiens.
  • V/ Le luth et la viola au Portugal.
  • VI/ Iconographie de la viola échancrée.
  • VII/ Le luth embarqué.
  • VIII/ Musiques et évangélisation.
  • IX/ La musique des autres.
  • X/ Hybridité.
  • XI/ Le dit du Genji.
  • XII/ Les femmes et le biwa
  • XIII/ Le biwa hoshi