Le portrait d’Holbein

Dans le portrait, le luth a souvent été interprété comme l’attribut du musicien ou du poète. Celui de Holbein n’échappe pas à cette convention de la critique et, à cause de sa place à la cour d’Henry VIII, l’hypothèse de Philip van Wilder s’imposait. La ressemblance du modèle avec le portrait de Dinteville par Clouet convoque le célèbre raccourci de luth des Ambassadeurs avec toute sa valeur emblématique. Le bijou que le modèle porte pendu autour du cou est un sifflet de marine, symbole depuis Henry VII de la charge d’amiral ou de commandant de bateau. Philippe Chabot, amiral de France et dédicataire des Emblemata d’Alciat, fut justement ambassadeur de François Ier auprès d’Henry VIII en 1534 et 1535. Cependant, plusieurs exemples contemporains, montrent que cette interprétation ne tient pas dans la peinture germanique. 

PLAN DE L'ARTICLE

  • 1/ Le portrait de Holbein (Gemäldegalerie, Berlin)
  • 2/ Le portrait d’un musicien ? Philip van Wilder
  • 3/ Le portrait d’un poète ? Wyatt, Vaux, Leland
  • 4/ Le portrait d’un ambassadeur ? Dinteville, Carew, Chabot
  • 5/ Un portrait de fiançailles ?