Le Séraphin IV : Andrea Cossa et la manière espagnole

Séraphin apprend avec Andrea Cossa un joueur de luth, gentilhomme napolitain et soldat à la solde des Sforza, une nouvelle manière de chanter. À quoi renvoie cette manière « espagnole » ? Sous l’influence de la cour aragonaise et de la papauté des Borgia, la culture hispanique pénètre l’Italie de la fin du XVe siècle. La mode espagnole s’étend à la danse, à la musique et même aux instruments : la viola da mano connaît alors un certain succès à Naples et dans le nord de l’Italie. Juan del Encina (1468-1533) poète, musicien, acteur de ses églogues, exact contemporain su Séraphin en est comme le double. Si l’espagnol est donc un modèle de courtoisie, il est aussi le prototype du galant que rend la comedia. Alors que Valence passait pour être le centre de cette galanterie, Séraphin prend modèle sur le catalan Benedetto Gareth, dit le Cariteo, secrétaire du roi de Naples, pour chanter ses strambotti.

PLAN DE L'ARTICLE

  • 1/ Cossa et la manière espagnole
  • 2/ Les églogues de Juan del Encina
  • 3/ La manière espagnole ?
  • 4/ Le galant à la viola