Séraphin I : Le Séraphin, cantore al liuto

Le cantore al liuto appartient d’abord à l’histoire littéraire italienne. Il caractérisait avant l’avènement du bembisme, une certaine poesia per musica. La musicologie a exploré à son tour le répertoire des premiers imprimés de Petrucci et de quelques rares manuscrits pour voix et luth. La figure de Séraphin (1466-1500) domine largement cette période de transition et pas uniquement parce que les sources sont plus abondantes que pour tout autre chanteur au luth : les nombreuses anthologies, l’hommage des Colletanee, les biographies de Calmetta et de Colluci, les lettres des princes qui l’emploient, et des musiques qui ne sont pas les siennes. Le portrait composite de l’elegantissimo, à la fois poète de la performance, satiriste, acteur et musicien, ne coïncide pas avec l’iconographie du galant au luth.

PLAN DE L'ARTICLE

  • 1/ Le Séraphin, cantore al liuto.
  • 2/ Le Séraphin et le service poétique.
  • 3/ Le Séraphin et le spectacle.
  • 4/ L’instrument de l’églogue.
  • 5/ Le Séraphin satiriste.
  • 6/ Un portrait du Séraphin ?